COUPPÉ, ÉE. part. & adj. On appelle un stile couppé, un langage bref & Laconique : du point couppé, une espece de dentelles faites avec des feuilles pointuës : des vers, des stances couppez, quand il y a certaines divisions au milieu des vers & du couplet : un pas couppé à la danse : un carrosse couppé, qui n'a qu'un fond sur le derriere : un cheval couppé ou hongre.
s. f. Plante rampante qui est de la nature des citrouilles. Il y en a de cultivée & de sauvage. Les courges de jardin qu'on mange sont de trois sortes, longues, rondes, & plattes, quoy que de même temperature. Matthiole dit qu'on en peut changer la forme par art, en choisissant les graines ; & que celles qui sont le plus proche du col font venir les longues, celles du milieu produisent les rondes, & celles des costez les courtes & plattes. Que si on veut avoir de grosses courges, il en faut planter la graine sens dessus dessous. Cette plante a les feuilles comme le lierre, mais fort grandes & un peu blanches. Elle a des verges & sions sarmenteux, par le moyen desquels elle monte sur les arbres ou les perches, & s'y accroche & entortille aisément. Sa fleur est blanche & grosse, ayant presque la figure d'une estoile. Il y en a qu'on nomme des courges d'Inde, parce qu'elles sont venuës des Indes Occidentales, qui se conservent toute l'année, qui sont de differente grandeur, forme & couleur, mais de même temperature que les nostres. Leur feuille est semblable à celle de la vigne, leur queuë & leurs sarments gros, aspres & velus ; leur fleur semblable à celle du lis, & leur graine à une amande platte. La coloquinte est une espece de courge sauvage, en Latin colocynthis. Quelques-uns derivent ce mot du Latin cucurbita.
subst. fem. Mouvement d'un homme, ou d'un animal qui va de vistesse. Les daims sont fort legers à la course. On fait par exercice & par divertissement des courses de bague, de faquin, de la quintaine. Les joustes & les tournois sont des especes de courses. Les courses de testes sont nouvelles en ce Royaume, mais elles sont d'un usage plus ancien en Allemagne, pour s'exercer à courre des testes de Turcs & de Maures, & recourre les testes de leurs soldats que les Turcs ont coûtume d'enlever.
subst. masc. signifie un chanteau long qu'on faisoit cy-devant, quand on rendoit le pain benit, pour en envoyer des parts aux parents & aux amis, parce que le chanteau de l'Eglise ne suffisoit pas, & n'estoit pas si bien estoffé, ni si delicat. On faisoit honneur à ses amis en leur envoyant du cousin.