s. m. Corps de juppe sans manches, que portent les paysannes, & sur tout les nourrices, qui font grande vanité de porter un corps de satin, de damas, &c.
CORVÉE, ou Courvée. s. f. Redevance corporelle qu'on doit à un Seigneur dominant pour quelque droit ou heritage qu'on tient de luy à cette charge. Ce mot, selon Cujas & autres est derivé de corps, quasi corpées, aut opera corporalia, ou à corpore vehendo. Mais Menage le derive de curbada, dont les Auteurs de la basse Latinité se sont servis en cette signification, parce qu'on se courbe en travaillant ; d'autres de courbe, qui signifie deux chevaux qui remontent les bateaux sur la Seine, parce qu'une courbe de chevaux fait une bonne corvée. Ragueau le derive avec plus d'apparence du mot de corps, & de vée, qui est un vieux mot Gaulois signifiant peine & travail. Du Cange dit qu'en la basse Latinité on les a appellés corvatae, curvatae, corveiae, & courbiae, cò quòd praestentur ab iis quos homines de corpore appellabant.
s. m. plur. Gousse qui enveloppe les poix & les feves & autres legumes. Les cossas de feves bruslez & pulverisez sont employés en Medecine pour guerir la gravelle. Quelques-uns ont cru que ce mot venoit de coffe ou coësse, qui est le nom qu'on donne encore en Bassigny aux gousses de feves. Du Cange dit qu'en la basse Latinité on a dit cossae, pour dire siliquae.
v. n. qui se dit des moutons qui se heurtent la teste les uns contre les autres. C'est un bon signe quand les moutons cossent au sortir de la bergerie.