subst. masc. Ligne ou piece de bois ou de fer qui traverse un globe par son centre, & sur lequel il est mobile. L'aissieu du monde est invisible. l'aissieu de la sphere aboutit aux deux poles. Ce mot vient de axis, ou axiculus.
s. m. Grand arbre qui porte des cormes, & qu'on plante d'ordinaire dans une terre à bled. Le tronc du cormier est droit & long. Ses branches tendent en haut. Sa feuille ressemble à celle du fresne, mais est un peu plus étroite. Elle est blanchastre d'un costé, & dentelée en sa circonference ; son écorce raboteuse, jaune & blanchastre. Sa racine est grosse, espaisse & profonde. Sa fleur est blanche, & jette ses fruits à la maniere des raisins, y en ayant plusieurs sur une queuë. Ils sont aspres & rudes au goust, & de couleur pasle & rousse. Ce fruit est une espece de petite poire, ou plustost de nefle, qui n'est bonne qu'en molissant. Le cormier est un bois propre à faire des fuseaux pour les roüets & lanternes des moulins, qui se doivent debiter ou fendre de quatre pouces en quarré. On en fait aussi les outils des Menuisiers ; car ce bois est extremement dur & serré. Il y a des cormiers domestiques, & d'autres sauvages. Il y en a de masles & de femelles qui ont des fruits differents. Il y a aussi un cormier appellé torminal, qui a la feuille semblable à celle de vigne ou de plane, lissée & ferme. Son fruit est aspre au goust, longuet & rond, & attaché à une longue queuë. On dit qu'un ais de cormier mis dans un tas de bled en chasse toutes sortes d'insectes. Aldroandus. En Latin sorbus.
v. n. S'eschapper goutte à goutte. Dans la plus-part des grottes, des cavernes, on voit suinter de l'eau, des sucs lapidifiques qui forment les cristaux, les rocailles. Ce tonneau suinte, ce vin suinte, se perd par des fentes. Les playes, les fistules lacrymales sont parfois long-temps à suinter, à laisser eschaper quelque humeur.
s. m. Celuy qui a une femme adultere qui luy fait porter des cornes. Cet homme est bien cornard. Les cornards sont plus à la mode qu'ils n'étoient autrefois. Quelques-uns croyent que ce mot vient des habits de fous, qui portoient autrefois des cornes, parce qu'on accuse de sottise ou de folie ceux qui souffrent l'impudicité de leurs femmes. Borel dit qu'il vient des cornettes de femme, & qu'on a dit qu'un homme qui obeïssoit à sa femme portoit la cornette, comme on dit de celle qui est la maistresse dans la maison, qu'elle porte le haut de chausses.