s. f. Tete de vache, ou de brebis. On connoist qu'une éclanche n'est pas de franc mouton, quand on y voit la tetine. Quelques-uns sont friands de tetines de vaches.
subst. masc. est un mot purement Latin, signifiant l'ouverture de la bouche. Les Poëtes l'ont rendu François pour expliquer un defaut qui se trouve souvent dans les vers des nouveaux Poëtes : c'est quand on met dans le corps du vers un mot qui finit par une syllabe composée seulement d'un e feminin, sans qu'il y ait une voyelle en-suitte qui la mange ou en fasse l'élision ; car elle ne passe que pour demie-syllabe dans la mesure du vers, & si elle n'est mangée, elle fait ce qu'on appelle un hiatus, qui violente la prononciation.
HIDEUX, EUSE. adj. Qui choque la veuë, qui est effroyable. Les spectres, les fantosmes apparoissent avec des visages hideux. on peint les diables en monstres hideux. la petite verole a tellement gasté ce visage, qu'il est hideux à voir. Quelques-uns derivent ce mot de hydra, parce que hideux signifie un monstre qui fait peur.
s. f. Plante semblable au sureau, qui porte sa graine en grappe, qui a sa feuille large & fort brune. Il vient du Latin chulum signifiant la même chose.
s. m. Terme poëtique. C'est le sceptre que les anciens Poëtes ont donné à Bacchus, dont s'armoient aussi les Menades dans leurs Bacchanales. C'étoit un dard enveloppé de pampre & de feuilles de vigne. Ce mot vient du Grec thyrsos, signifiant la même chose.