v. act. Faire des lots. On le dit proprement des Marchands forains, qui par les ordres de la Police sont obligez d'apporter leurs marchandises en un Bureau public pour les lottir, c'est à dire, en faire plusieurs lots, afin que chaque Maistre du mestier en puisse avoir un lot, pour empêcher le monopole des gros Marchands qui ruineroient les petits, en achetant toute la marchandise qui viendroit de dehors. Les Gantiers, les Chaussetiers, &c, vont acheter au Bureau où on lottit les marchandises de leur mestier.
s. m. La chose qu'on louë. Un carrosse de loüage. Un pré, une maison de loüage, qu'on tient à loüage, qu'on a prise à loüage. Un Cheval de loüage n'est estimé en Justice que 50. liv. On le dit aussi du prix qu'on donne de la chose loüée. Il m'a tant cousté en loüage de maison. Je paye trop cher ce loüage. Le Roy paye le loüage du Bureaux.
v. act. Terme du jeu des Eschecs. C'est approcher le Roc auprés du Roy, & passer le Roy par derriere pour le placer à l'autre case joignante. Pour roquer il faut n'avoir point remué le Roy, & ne point passer en eschec. On ne roque qu'une fois.
s. m. est une espece de manteau qu'on portoit autrefois, qui n'alloit que jusqu'au coude, & qui n'avoit point de collet. Le roquet a passé des maistres aux laquais, & enfin il est demeuré aux bouffons Italiens. Borel le derive de rock, vieux mot François qui signifie une robbe.
LOÜEUR, EUSE. s. m. & f. Qui donne des meubles ou des voitures à loüage. On ne le dit gueres qu'en ces phrases. Un loüeur de chambres garnies. Une loüeuse de chaises. Un loüeur de chevaux. Un loüeur de carrosses.