s. f. Lieu où on fait le feu dans les maisons. La cheminée a plusieurs parties. L'atre est precisément le lieu où on fait le feu, qui est garni de carreaux de brique ou de pavé. Le contrecoeur de la cheminée est une plaque de fer de fonte pour conserver la muraille qui est auprés de l'atre. Les pieds droits de la cheminée qui soûtiennent le manteau. L'enchevestrure de la cheminée. Le manteau de la cheminée, est la partie du tuyau qui est dans la chambre, & qui a souvent divers ornements d'architecture & de menuiserie, & sur tout des corniches sur lesquelles on met des vases, des porcelaines, des bustes & autres jolivetez. La partie de dedans s'appelle la hotte de la cheminée. Le tuyau de la cheminée est le canal de pierre, de brique ou de plastre par où s'écoule la fumée, & qui s'éleve au dessus des toits, qui est divisé souvent en plusieurs languettes ou petits tuyaux. Ainsi on dit, qu'un orage a abattu plusieurs cheminées. On dit, qu'une cheminée fume, lors que la fumée entre dans la chambre, au lieu de s'écouler par le tuyau ou languette. Octavius Ferrarius prouve que les cheminées ont été en usage chez les Anciens, contre l'opinion de plusieurs.
v. n. Marcher, aller par les chemins. Aprés avoir bien cheminé dans le desert, nous trouvasmes un petit village, &c. Le peuple disoit autrefois, Mon chemin cheminois. Rabelais fait une allegorie de l'Isle d'Odos, où les chemins cheminent, pour se mocquer de ces phrases, Où va ce chemin ? Les batteurs & guetteurs de chemins, &c.
C'est un droit d'entrée qui se leve en Normandie & en d'autres lieux sur les boissons qui entrent, & qui sont brassées dans les villes & lieux où il y a Foire & marché. Il fut inventé par un nommé Maubouge, qui luy a laissé son nom.
s. m. Quelques-uns disent Codignac. Confiture ou paste de coins. Le bon cotignac se fait à Orleans. En Latin cydonites. Ce mot vient de ce qu'il est fait ex malis cotoneis. On l'a dit par corruption de cotignat.
subst. masc. Honte qui est attachée à une vilaine action, injure, affront. Quand un Capitaine fuit laschement d'un combat, c'est un opprobre qui luy demeure éternellement. Les Juifs dirent mille injures, firent mille opprobre à Nostre Seigneur.