s. m. Estoffe qui étoit fort estimée chez les Anciens, dont on faisoit entre autres choses les bannieres. C'étoit une espece de camelot. Borel estime que ce nom luy vient de sandal, dont il y a de trois sortes, de rouge, de blanc, & de citrin. Il dit aussi qu'il vient de sindon, & celuy-cy de Sidon ville de Syrie. Du Cange dit que c'étoit une estoffe de soye, & que ce mot vient de setal, à cause qu'elle étoit tramée de soye. D'autres le derivent de l'Arabe sindali, une feuille ou une lame mince & déliée.
CENSIF, ou Censive. Ce dernier est plus usité. s. m. & f. Estenduë d'un Fief sur lequel il est deu des cens. Il y a un petit censif en un tel endroit qui depend de mon Fief. les heritages qui sont en la censive d'un Seigneur, luy doivent laods & ventes.
s. m. Ouvrage composé de plusieurs vers ou passages desrobez ou empruntez d'un ou de plusieurs Auteurs. Ausone a fait un plaisant Centon tiré de Virgile. Lelio Capiluppi a fait plusieurs Poëmes Latins en Centons. les Politiques de Lipse ne sont que des Centons où il n'a mis du sien que les conjonctions & les particules. Ce mot vient du Latin cento, qui signifie un manteau rapetassé, fait de cent pieces rapportées ; & celuy-cy vient du Grec kentonium.
s. m. Le point qui est au milieu d'un globe, ou d'un cercle, duquel si on tire des lignes à la superficie, elles sont toutes égales. L'angle du centre est double de celuy de la circonference, c'est à dire, que l'angle qui est fait de deux lignes qui sont tirées du centre sur un arc de cercle, est double de l'angle que font deux lignes tirées des extremitez d'un même arc qui aboutissent à la circonference. Euclide, livre troisiéme.