s. f. Parole qui fait partie d'un discours. Un Orateur ne se doit servir que de locutions propres, naturelles, significatives, & en usage ; il doit s'abstenir des vieilles, des barbares locutions &c.
verb. act. Deffaire d'un importun, d'une chose qui est onereuse, incommode. Ce Marchand forain m'a deblayé de cette meschante marchandise, de ce garde-boutique. Ce mot s'est dit originairement des Marchands de bled qui s'étoient deffaits du bled qui occupoit & embarrassoit leurs greniers : & on a dit autrefois deblayer au propre, pour signifier moissonner un champ, en coupper & oster le bled ; comme on a dit emblaver & ablayer une terre, pour dire, l'ensemencer en bled ; & ablais, pour dire le bled pendant par les racines, comme on voit en plusieurs Coustumes, qui disent aussi bleer, ou debleer. Ce mot vient de bladare, ou de bladiare, qu'on a dit en la basse Latinité pour signifier moissonner des bleds.
v. neut. Soulager la pauvreté, les miseres d'autruy. La vraye charité subvient à toutes les infirmitez, à tous les besoins du prochain quels qu'ils soient.