s. f. La partie de derriere du cheval, qui comprend depuis l'endroit où la selle porte, jusqu'à la queuë. Il se dit de toutes les bestes de monture & de somme. Ce cheval porte en crouppe. Le Postillon met la valise sur la crouppe. Les Meusniers ne montent que sur la crouppe de leurs mulets. Dans un combat il faut faire une demie-piroüette pour gagner la crouppe. Ce mot vient de crouppa, qui se trouve dans les Gloses, & est formé de l'Allemand grub, qui signifie gros, gras, espais. Menage. Bochart croit que ce mot a été fait par retranchement de croupion. Du Cange le derive de l'Italien groppa, qui signifie fesse.

CROUPPE, se dit aussi ironiquement du derriere d'une femme, sur tout lors qu'elle a les fesses bien larges, qu'elle a une belle crouppe, une large crouppiere.

CROUPPE, se dit aussi du penchant d'une montagne. Cette maison a belle veuë, elle est sur la crouppe de la montagne.

CROUPPE, signifie aussi le derriere du choeur d'une Eglise, qui est arrondy. La crouppe de l'Eglise Nôtre Dame est belle à voir de dessus le pont Marie.

CROUPPE, se dit aussi de la partie d'un bastiment ou pavillon ordinaire, qui n'est point bastie en pignon, mais qui est couverte en penchant comme le reste du comble, & qui est garnie d'arrestiers qui sont d'ordinaire de sept à dix pouces de gros, compris le delardement. On dit aussi des entraits de crouppe, des chevrons de crouppe, des fermes de crouppe.