s. m. Vieux mot qui signifioit autrefois bergerie. Il n'est en usage qu'en cette phrase figurée : Ramener une brebis égarée au bercail de l'Eglise, pour dire, Convertir quelqu'un qui s'étoit perverti.
s. m. Lit de jeune enfant qui est mobile & branslant, afin de l'endormir. Ce mot vient de versus, & versellus, à vertendo. Menage. On disoit autrefois bers au lieu de berceau, & on dit encore le bers d'une charrette, pour signifier les ridelles. D'autres le derivent de son primitif bers, qui est un diminutif de l'Hebreu rebez, qui signifie cubile.
v. act. Rendre beste, stupide. Le vin l'a tellement abruti, qu'il est insupportable. On le dit aussi avec le pronom personnel. Les esprits foibles s'abrutissent dans la solitude.
s. f. Tapisserie grossiere faite d'un tissu de laine, de fil, ou de cotton sur le mestier, sans representer aucunes figures. On les appelle maintenant tapisseries de Roüen. Il y a apparence que la premiere fabrique vient de la ville de Bergame.
v. n. Prendre nourriture & accroissement par la racine. Il ne se dit que des arbres & des plantes. Ce mot vient du Latin vegetare, qui signifie avoir de la force & de la vigueur. On a vû à Paris vegeter les metaux, l'or, l'argent, le fer & le cuivre preparez avec l'eau forte, dans laquelle on a vû s'elever une espece d'arbre qui croist à veuë d'oeuil, & se divise en plusieurs branches dans toute la hauteur de l'eau, tant qu'il y a de la matiere. On appelle cette eau, eau de caillou, dont le secret a été donné par Rhodes Canasses Chymiste Grec, dont parle le Journal des Sçavans de 1677.