s. m. Ce qui reste, quand on a devidé toute la soye de la coque d'un ver, ce qu'on en peut encore tirer avec le peigne pour le filer. C'est la bourre & le plus gros de la soye dont on fait la grosse besogne, & qu'on separe avec des cardasses. On s'en sert à faire des lacis & autres gros ouvrages.
s. m. est le nom qu'on donne aux jeunes singes. C'est une espece de guenon qui a une longue queuë. On appelle quelquefois par injure un homme sagouin, pour luy reprocher qu'il est sale, ou qu'il mange mal proprement.
s. m. Déreglement d'esprit. On le dit, quand au lieu de se conduire par la raison, on se laisse emporter à l'humeur dominante où on se trouve. Il luy faut laisser passer son caprice, sa fantaisie, sa mauvaise humeur. je n'ay que faire d'essuyer tous ses caprices, ses fougues, ses boutades. Le mot de caprice étoit nouveau du temps d'Henry Estienne, & il luy sembloit fort étrange.
s. m. Arbre qui porte des capres. C'est une plante branchuë & espineuse qui rampe par terre, & s'esparpille en rondeur. Il a des espines comme la ronce, recourbées en forme d'un hameçon. Ses feuilles sont rondes & semblables à celles du coignier. Son fruit est comme une petite olive, qui produit une fleur blanche quand il s'ouvre, laquelle étant tombée, laisse une petite boule semblable à un gland, au dedans de laquelle il y a de petits grains rouges & semblables à ceux des grenades. Sa tige & son fruit se confisent & se servent à table. Il fleurit en été, & vient en lieux deserts, quoy qu'on le cultive. Il produit beaucoup de racines grandes & dures comme du bois. En Latin capparis. Dioscoride.