s. m. Division de vers qui se fait dans une Hymne, dans une Ode, des Stances, des Chansons, quand on en met un nombre égal ou de même mesure en chaque partie. Cette Chanson, cette Hymne est composée de tant de couplets. On le dit aussi des Pseaumes & des Proses qu'on chante à l'Eglise. Le premier couplet de Magnificat. Le dernier couplet du Victimae Pascalis laudes. A l'égard des Odes & des Stances, ces divisions sont plus ordinairement appellées Strophes.
v. act. & n. Separer avec un instrument trenchant un corps continu & solide en deux ou plusieurs parties. On couppe les bleds avec une faucille. On couppe l'herbe avec une faulx. On couppe les arbres avec la coignée & la serpe. Les estoffes se couppent avec des ciseaux, & les pierres & le bois avec des marteaux, des ciseaux & des scies. Le Laboureur couppe la terre avec la charruë & le coutre. Coupper du pain, de la viande avec un couteau. Un fanfaron dit en menaçant, qu'il couppera bras & jambes à quelqu'un, pour dire, qu'il luy fera toutes sortes de mauvais traittements : & au figuré, on dit qu'un Juge a couppé bras & jambes à une partie, pour dire, qu'il luy a fait tout le tort qu'il a pû. On dit aussi, Coupper la bourse à quelqu'un, quand on a retranché quelque chose du droit qui luy pouvoit appartenir pour le bien de la paix, en faisant un accommodement. On dit aussi pour montrer qu'on est bien assûré de la verité de quelque chose, J'y mettrois ma teste à coupper, & si c'est la gageure d'un fou. Ce mot vient du Grec koptein, qui signifie la même chose, selon Nicod aprés Budée. D'autres le derivent du Latin capulare.
s. m. Petite piece de toile claire & fine qui n'est que de deux ou trois aunes, qui semble retranchée d'une plus grande, & qui l'est quelquefois en effet. Elle sert à faire des rabats, des manchettes, des mouchoirs de cou, & autres menus linges. Du Cange le derive de colpo, qu'on a dit dans la basse Latinité dans la même lignification, tiré du Grec kopeon, qui signifie morceau ou fragment de quelque chose.
adj. m. & f. Qui se peut soudre, expliquer. Les Philosophes disent qu'il y a des propositions, des arguments solubles, & d'autres insolubles. Les Geometres disent qu'il n'y a point de probleme qui ne soit soluble par l'Algebre.