s. m. C'étoit autrefois un Sergent dans les Justices subalternes ; & les Sergens Royaux, quand ils plaident contre eux, les qualifient encore de ce nom. En effet ils servent de Porte-verges dans les Eglises des Jurisdictions Ecclesiastiques, comme on voit encore à St. Germain Desprez. On les appelle en Latin Bidelli, qu'on croit avoir été fait par corruption de pedellus, comme servants à pied. Fauchet dit qu'on les appelloit autrefois Bidaux, & que c'étoient des soldats paysans. Ce mot, selon quelques-uns, vient de l'Hebreu badal, ordinare, arranger : ce qui regarde là fonction des Bedeaux. D'autres le tirent de pedo, seu baculo, quia virgâ utebantur. Mais Spelmannus, Watsius, & Skinnerus le derivent du Saxon bidel, qui signifie un crieur public. Dans le vieux Coustumier de Normandie on fait difference entre les Sergens à l'espée, & les Bedeaux, dont ceux-cy étoient destinés aux moindres services.
s. m. Coëffe de linge qu'on met aux enfans sous leur bonnet, & qu'on leur attache par dessous le menton. Ce mot vient de begue, parce que tous les enfans sont begues quand ils commencent à parler.
s. m. C'est le masle de la brebis qui engendre les agneaux, qui a une toison de laine, & des cornes en forme de volute. Menage derive ce mot de vellarius, qui a été fait de vellus, toison. D'autres le derivent de balarius ou de balare. Borel le derive de belin, vieux mot François qui signifioit sot & mouton.