s. f. Terme relatif. Le costé qui est opposé au droit. La main droite, la main gauche. l'aisle gauche d'une armée, d'une Eglise. Ce mot, selon Borel, est derivé de guencher, vieux mot François qui signifie se destourner, éviter, tourner ; ce qui arrive, quand on gauchit, quand on tourne à gauche.
MARAIS, ou Marests. subst. masc. Terres basses & humides, couvertes d'eaux croupissantes qui n'ont point de pente pour s'escouler. Les villes les plus fortes sont celles qui sont situées au milieu d'un marais, où on n'arrive que par des chaussées, à cause de la difficulté qu'il y a de faire des approches. Le marais Meotide est une Province qui est à l'embouchure du Tanais. Ce mot vient de marast Allemand, qui signifie lieu bourbeux ; ou de maresc, qui vient de mariscetum, a mariscis, c'est-à-dire, des joncs, ce qui monstre qu'il faudroit escrire maresc, d'où on a fait marescageux. Menage. Saumaise derive ce mot de mare, qu'on a dit pour un amas d'eau. On a dit dans la basse Latinité, maresium, marescagium & marescheius.
MARAUD, AUDE. subst. masc. & fem. Terme injurieux qui se dit des gueux, des coquins qui n'ont ni bien ni honneur, qui sont capables de faire toutes sortes de laschetez. Il ne faut point point adjouster foy à tout ce que dit ce maraud. Cette femme est une maraude qui court les mauvais lieux. Ce mot vient de l'Hebreu maroud, qui signifie un gueux. Menage. D'autres le derivent de marrucinus qui se trouve dans les Autheurs Latins.