s. m. Le premier degré d'honneur de l'ancienne milice, qu'on donnoit avec certaines ceremonies à ceux qui avoient fait quelque exploit signalé qui les distinguoit des autres gens de guerre. Ainsi on appelle Chevaliers, les gens issus de la haute & ancienne Noblesse, ou qui ont esté faits Chevaliers par les Princes. On disoit autrefois, Adouber un Chevalier, pour dire, Adopter un Chevalier, parce qu'il estoit reputé comme fils de celuy qui le faisoit Chevalier. Voyez l'ordonnance & la maniere de faire de nouveaux Chevaliers, qui est écrite par Du Cange sur le mot miles. Le Chevalier Bayard fut surnommé le Chevalier sans peur & sans reproche. Cette qualité est au dessus de la qualité d'Escuyer ou de simple Gentilhomme, & est encore prise à present par ceux qui possedent les premieres charges & dignitez tant d'espée que de robbe. Un Duc, un Comte, un Mareschal de France prennent le tiltre de Chevaliers. Le Chancelier, le Premier President tout de même. Boutilier écrit qu'au seul Chevalier appartient de porter harnois doré en tous estats & habits, tant à cheval qu'à pied. En vieux François on disoit Chal, pour dire, Chevalier, d'où est venu le mot de Seneschal, quasi senex Eques, pour dire, vieux Chevalier.
s. f. Vieux mot qui ne se dit plus qu'à la campagne de la nourriture ou du trafic des chevaux. Ce pays est abondant en prairies, on y fait grande nourriture de chevaline, il y a bien des haras. les paysans trafiquent en chevaline.
adj. Juge contre lequel on a de justes causes de suspicion. La trop grande familiarité d'un Juge avec sa partie le rend suspect & recusable. Il y a des personnes recusables de droit.