v. act. Tirer avec effort une toile, ou une estoffe, en telle sorte que les fils s'en separent, ou se relaschent. Le crespe, la gaze, la mousseline, sont sujets à s'esrailler. On le dit aussi des chairs, lors que les fibres s'en separent par quelque effort. Une espingle luy a esraillé la peau. Ce mot vient de irradiare, selon Nicod.
subst. fem. Figure de Rhetorique, qui se fait quand il y a quelque changement de noms, comme quand on met l'Inventeur pour la chose inventée, Bacchus pour le vin, Cerés pour le pain ; le contenant pour le contenu, comme un verre pour le vin qui est dedans ; ou l'effet pour la cause, ou le Capitaine pour ses Soldats, La Grece pour les Grecs, l'Auteur pour son ouvrage, & dans les phrases contraires en mille occasions.