adj. m. & f. & subst. Commun, trivial, ordinaire. Les opinons vulgaires sont les plus fausses. C'est un homme vulgaire, une pensée vulgaire, qui a été dite cent fois. Le Sage s'accommode aux sentiments du vulgaire, & s'en reserve le jugement. Les proverbes sont des façons de parler vulgaires.
v. neut. & quelquefois act. Avoir soin des choses, que rien ne manque, que tout soit en bon ordre. La Providence pourvoit à tous les besoins des creatures. Si nous n'avons pas assez à soupper, Dieu y pourvoira. Les Officiers de police doivent pourvoir à toutes choses, les maintenir dans un bon ordre. On a preveu cet inconvenient, & on y a pourveu, on y a apporté le remede. On a donné advis au Roy d'un tel abus, afin d'y pourvoir par sa prudence.
v. act. Mettre dans l'ame certaines connoissances, & mouvements surnaturels qui la font agir. Jonas fut inspiré de Dieu pour aller precher à Ninive. les Evangelistes ont esté inspirez du St. Esprit, quand ils ont escrit l'Evangile. cet homme a esté bien inspiré de ne se pas trouver à une telle occasion, où il auroit esté pris avec les Autres.
v. act. & redupl. Envahir de nouveau. Les Romains avoient à peine chassé les Barbares qui avoient envahi leurs Provinces, qu'elles furent renvahies par de nouveaux peuples qui les saccagerent.
verbe act. Donner, ou prendre à ferme quelque terre, quelques droits pour un certain temps, & moyennant certain prix. Il a affermé sa Seigneurie pour 9. ans. ce traittant a affermé les Gabelles moyennant tant de millions par an. on a affermé cette metairie trop haut, le metayer n'y peut vivre. les Greffes s'afferment parce qu'ils sont domaniaux. quand on afferme quelque terre au delà de 9. ans, c'est une espece d'alienation. Remarquez que ce nom se dit aussi bien de celuy qui donne, que de celuy qui prend à ferme.