v. act. Empêcher un enfant de tetter, l'accoustumer à prendre d'autres alimens que le lait de la Nourrice. On a été obligé de sevrer cet enfant au bont de l'an, parce que sa Nourrice n'avoit plus de lait ; on l'a sevré en mettant du chicotin sur la mammelle. Il y a des femmes chez qui on met les enfans en pension pour les sevrer. Ce mot vient du Latin separare, parce qu'en vieux langage sevrer signifioit seulement separer ; & en effet les enfans qu'on sevre, on les separe de leur Nourrice. Menage. Borel le derive de exuberare, c'est à dire, tirer de la mammelle.
SEVRER, se dit figurément en Morale, en parlant des obstacles qu'on fait aux pretentions de quelqu'un. Il esperoit espouser cette fille, mais il est venu un tiers qui l'en a sevré. Celuy que veut faire son salut, se doit sevrer de luy-même de tous les plaisirs de la vie.
SEVRER
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- Written by: Antoine Furetière
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