s. m. Lieu où on habite. Cette maison de campagne est en belle veuë, c'est un agreable, un beau sejour. La prison est un triste sejour. La terre est le sejour des hommes. Le ciel est le sejour des Bienheureux. Ce mot vient de sejornum Regis : c'est ainsi qu'on appelloit le lieu où on nourrissoit les chevaux du Roy, & où on les laissoit reposer jusqu'à ce qu'il en eust besoin. Il y avoit un Gouverneur ou Garde du sejour, qui avoit sous luy des Mareschaux, des Pages, & autres Officiers, ou valets ; & il y avoit aussi un Chapelain, qu'on disoit chanter au sejour : de là vient qu'on a appellez chevaux sejournez, ceux qui n'étoient point fatigués. Du Cange.

SEJOUR, se dit aussi du temps qu'on demeure en un lieu. Ce Provincial est venu à Paris faire son sejour. On taxe à ceux qui plaident au Conseil leur voyage & leur sejour. Cet homme est fort valetudinaire, il ne fera pas long sejour sur la terre. On donne aux trouppes qui sont en marche quelques journées de sejour.