adj. m. C'est l'epithete qu'on donne aux Auteurs qui prennent effrontément les ouvrages d'autruy pour se les appliquer, & s'en attribuer la gloire. Martial s'est servi du mot de plagiarius en Latin, & Moliere de plagiaire en François, en parlant de ces larrons de pensées & de livres. Thomasius a fait un livre De Plagio litterario, dont il est parlé dans le Journal de Hollande du mois de Juin 1684. où on voit la licence de s'emparer du bien d'autruy en fait d'ouvrages d'esprit. Ce mot chez les Romains signifioit celuy qui achetoit, vendoit ou retenoit un homme libre pour un esclave. On le nommoit ainsi, parce que par la Loy Flavia ceux qui étoient convaincus de ce crime étoient condamnez au foüet, ad plagas.