s. m. Estendart à longue queuë, qui appartenoit autrefois à un simple Gentilhomme. C'est proprement un guidon à mettre sur une tente. Il est opposé à banniere, qui estoit quarrée : car quand on faisoit quelqu'un Banneret, la ceremonie étoit de coupper la queuë de son pennon, d'où est venu un ancien proverbe : Faire de pennon banniere, pour dire, Passer à une nouvelle dignité. Il y a encore à Lyon des Compagnies des quartiers qu'on appelle Pennonage, & leurs Chefs s'appellent Capitaines Pennons. Ce mot vient du Latin pannus, parce que ces bannieres estoient autrefois faites de drap, ou d'autre riche estoffe, qui estoit comprise sous le même genre.

PENNON GENEALOGIQUE, est en termes de Blason un Escu rempli de diverses alliances des Maisons desquelles un Gentilhomme est descendu, qui sert à faire ses preuves de Noblesse. Il comprend les Armes du pere & de la mere, ayeul & ayeule, bisayeul & bisayeule. Il est composé de huit, de seize, de trente-deux quartiers, &c. sur quoy on dresse l'Arbre Genealogique.