s. f. Vieux mot qui signifioit muraille. On ne s'en sert plus qu'en ces phrases. S'appuyer contre la paroy, Blanchir la paroy, Mettre le lit contre la paroy. Quand l'Escriture menace d'une grande destruction, elle l'estend jusqu'à celuy qui pisse contre la paroy. Ce mot vient de paries. Il y a pourtant cette difference entre la paroy, & la muraille, que paroy se dit proprement d'une cloison, d'une separation, d'un mur mitoyen ; au lieu que la muraille se dit plustost de l'enceinte d'un heritage, d'une ville, &c.

PAROY, en termes de Medecine, se dit des clostures des membranes qui ferment les parties creuses du corps, & sur tout du thorax, de la matrice. On a de la peine à detacher ces humeurs visqueuses qui sont attachées aux parois du thorax.

PAROY, en termes des Eaux & Forests, se dit de plusieurs arbres qui sont marquez seulement du marteau de l'Arpenteur entre des pieds-corniers, qui separent les bois de differents proprietaires, ou les differentes couppes d'un bois. Le pied-cornier est celuy qui est aux angles & extremitez de la vente. Les tournans sont ceux qui sont aux angles rentrants. On n'oseroit toucher aux arbres de paroy qui separent un bois d'avec un autre bois, ou une couppe d'avec une autre couppe.