v. act. Reduire en farine, en poudre entre deux meules. Il se dit premierement des grains & ensuite de toutes choses friables. Il faut moudre le bled pour en faire de la farine ; moudre de l'avoine pour en faire du gruau. Il y a des dents molieres en la bouche pour moudre & écraser les aliments en les mâchant. Les moulins à tan sont faits pour moudre du tan. On le moud, on l'écrase, & on le reduit en poudre avec des pilons. Ce mot vient de Moliere.

MOUDRE, se dit aussi absolument. Ce moulin moud toute l'année, il ne manque jamais d'eau. Celuy-là ne moud pas assez menu, il fait trop de son.

On dit aussi, Moudre de coups, pour dire, battre outrageusement quelqu'un. En ce sens il ne se dit gueres qu'au participe. Il revint de cette batterie tout moulu de coups. On dit aussi, qu'on a le corps tout moulu quand on a trop fatigué soit en courant la poste, soit en couchant sur la dure, ensorte qu'on sente des douleurs par tout le corps.

On appelle de l'or moulu, celuy qui est amalgamé, qui sert à dorer.