s. f. Tesmoignage d'estime qu'on donne à la vertu, au merite. Les Anges chantent sans cesse les loüanges de Dieu. La clemence de ce Prince est digne d'une éternelle loüange. Un bon Orateur ne prodigue pas ses loüanges. Les Panegyriques, les Oraisons funebres sont des discours, des Ecrits faits à la loüange des Saints, des grands hommes, où l'on s'estend sur leurs loüanges. Des Sophistes en ont fait à la loüange de Neron, de la mouche, de la fievre quarte.

LOÜANGE, signifie quelquefois, Remerciment, benediction. Les graces commencent par ces mots, loüange à Dieu, paix aux vivants, & repos aux morts. L'Ecriture dit aussi, Je te Sacrifieray des hosties de loüanges, Ps : 50.

LOÜANGE, se dit proverbialement en ces phrases. Vos mespris vous servent de loüanges : ce qu'on appelle un compliment de la place Maubert, qu'on mesprise, parce qu'il est trop commun. On dit à un homme à qui on montre quelque libelle fait contre luy, ou quelque exploit par lequel on luy demande de l'argent. Voilà des vers à vostre loüange. On dit aussi, la loüange de soy-même est une couronne de merde, ce qui est un proverbe Italien : Laude dise se stesso corona di merda.