s. m. Pierre verdastre tirant sur la couleur d'olive, qui est estimée à cause de sa dureté, estant beaucoup plus dure que le porphyre, que l'agathe, & que le jaspe, qu'on ne peut tailler qu'avec de la poudre de diamant. Il est fort en estime chez les Turcs & les Polonnois, qui en ornent toute sorte d'ouvrages, & sur tout les manches de leurs sabres, qu'ils font graver & remplir d'or fin. On en fait même des vases. Il y en a de deux ou trois verds differents. Les cabinets des curieux sont pleins de cimeterres, de couteaux emmanchez de jade. On tient que le jade appliqué sur les reins preserve de la colique nephretique. Mr. Bervier dit que les Caravanes du Sibet en portent au Cachemire, & que les Galibis en font grand trafic, & l'estiment autant que le diamant. Les naturels de l'Amerique Meridionale l'estiment fort, à cause de la vertu qu'ils luy attribuent contre l'épilepsie, les maux de reins, la gravelle & la pierre, en la portant sur les reins. On en a imprimé un Traitté à Paris, où on l'appelle pierre divine. Quelques-uns escrivent yade ou jade.