s. m. Habit de Moine. Ce jeune homme a pris le froc, c'est à dire, il s'est fait Religieux. il a quitté le froc, il est sorti d'un Monastere avant sa profession. Le Pere Sirmond remarque que d'abord on a appellé froc, la robbe d'un Moine qui a des manches fort longues & fort amples.

FROC, se dit aussi de la partie superieure de l'habit du Moine qui couvre sa teste. D'où vient, dit le même Auteur, qu'on a distingué le grand froc du petit froc ; que c'est celuy-cy, au bout duquel il y avoit une petite touffe ou houppe, comme il y en a aux cappes Biarnoises. On l'a appellé d'abord en Latin floculus & flocelus, & depuis froscus. Menage.

FROC, est aussi une espece de grosse estoffe qui se fabrique à Lizieux, à Bernay & en Beauce, dont les pieces doivent avoir demi-aune de large, & vingt-cinq de long, suivant les status des Drapiers.

On dit proverbialement, qu'un homme a jetté le froc aux orties, pour dire, qu'il a apostasié, qu'il a renoncé à ses veux, & qu'il est sorti d'un Monastere sans congé de ses superieurs, & par libertinage. Cela vient apparemment de ce que les Moines laissoient le froc dans les orties qui sont ordinairement prés des murs, qu'ils sautoient en s'enfuyant.