s. m. Panse, grand vaisseau interieur dans le corps de l'homme, où se fait la reception & digestion des aliments. Il est au dessous du diaphragme, & il le perce par un conduit qui va jusqu'à la bouche. C'est là ce qu'on appelle l'orifice de l'estomac. On le dit tant du conduit des viandes qu'on appelle l'oesophage, que du ventricule qui en est le receptacle. Il est derivé du mot Grec, qui signifie le canal qui conduit la nourriture de la bouche dans le ventre. Pour vivre long-temps, il faut avoir bon estomac. Le vomissement est une convulsion de l'estomac. Il ne faut rien donner aux malades qui leur charge l'estomac, c'est à dire, qui soit difficile à digerer. On dit aussi de celuy qui a la voix forte, qu'il a un bon estomac.

ESTOMAC, se dit abusivement de la partie exterieure du corps, qu'on appelle autrement le sein, la poitrine, & qui est au dessus de la ceinture. Les pecheurs se frappent l'estomac en signe de penitence. Quand on se confesse, on se frappe trois fois l'estomac, en disant mea culpa.

ESTOMAC, à l'égard des volailles, se dit des chairs qu'on tire de dessus leur partie éminente, quand on en a levé les aisles & les cuisses. Un estomac de chappon, de perdrix.

On dit proverbialement, qu'un homme a un estomac d'autruche, qu'il digereroit le fer, quand il mange excessivement sans en estre incommodé.