v. act. Manger goulument, & sans se donner le loisir de mascher. On dit proprement des lions, qu'ils devorent. Les crocodiles, les tiburons devorent, avalent les hommes tout entiers. Daniel fut jetté dans la fosse aux lions pour estre devoré.
On le dit aussi par extension des hommes. Ce convalescent a bon appetit, il ne mange pas, il devore. Un goinfre, un escornifleur devorent, mangent goulument.
DEVORER, se dit figurément en choses morales. Quand cet amant regarde sa maistresse, il la devore des yeux. Il a tant fait de caresses à son ami, qu'il a failli à le devorer. On dit aussi, qu'un homme a devoré tout son patrimoine, pour dire, qu'il a mangé son bien. Je sens un feu qui me devore, pour dire, une passion violente. On dit aussi, qu'un homme devore les Livres, quand il les lit promptement, & sans faire reflexion sur ce qu'ils contiennent. Cet homme attend la succession de son oncle avec impatience, il la devore par advance.
DEVORER, se dit aussi des choses inanimées. Le feu, les flammes ont devoré tous ces beaux palais. Le temps devore, consume tout.
DEVORER
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- Written by: Antoine Furetière
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