v. act. Donner le principe, la naissance, le commencement à quelque chose. A peine a-t-on commencé à vivre, qu'il faut songer à mourir. une besogne est à demi faite, quand elle est bien commencée. pour se mettre en credit dans le monde, il n'est que de bien commencer. les Rois commencent beaucoup d'ouvrages qu'ils n'ont pas le loisir d'achever. la semaine commence au Lundi. le Caresme ne commence cette année qu'en Mars. ce discours commence bien. la riviere commence en un tel lieu. le Parlement commence à la St. Martin. Covarruvias tire ce mot de cum, & d'initiare.

COMMENCER, signifie aussi, Mettre en action, en bransle, mettre en train. Le Chantre commence les Pseaumes pour donner le ton au Choeur, & le faire chanter. le Roy du bal est celuy qui le commence en menant le premier bransle. c'est un tel qui a commencé la noise, qui a émeu la querelle. le plus hardi des seditieux qui commence, met tous les autres en action. En cette assemblée chacun se regardoit, personne n'osoit commencer à ouvrir une proposition qui étoit un peu delicate. dans la débauche il faut qu'il y ait quelqu'un qui commence pour mettre tous les autres en train de se réjouïr.

COMMENCER, se dit aussi des Maistres en toutes sortes d'arts, qui donnent les premieres leçons à des écoliers. Pour bien jouër du luth, il faut être commencé par un bon Maistre. On dit même au Manege, Commencer un cheval, pour dire, luy donner ses premieres leçons.