s. f. Maladie fort douloureuse qui se forme dans les intestins par des flatuositez, ou par la bile esmeuë & dilatée. Le propre siege de la colique est au boyau nommé colon. Elle est causée par quelque humeur peccante, retenuë là par l'obstruction des excrements dessechez & endurcis. La colique humorale est causée d'humeurs phlegmatiques, ou bilieuses, acres & mordicantes. La colique causée de pituite vitrée, grosse & visqueuse, n'adhere pas seulement au colon, mais le racle, deschire & perce comme un foret, & est ordinairement fixe, provoque nausée & vomissement, avec de grandes douleurs. La colique venteuse est vagabonde, & ne s'arreste point en un lieu. Le vent qui l'engendre estend violemment l'intestin où il est enfermé. La colique de miserere se forme dans les boyaux gresles par un repli de boyaux, qui empêche le passage des excrements, qu'on rend quelquefois par la bouche. Les Medecins l'appellent volvulus ou ileos, ou passion iliaque. Voyez Iliaque. La nephretique se sent particulierement sur les reins ; & est ainsi nommée, parce qu'en Grec le rognon s'appelle nephros. Elle procede ordinairement d'une pierre ou gravier descendu aux reins, qui cause une grande douleur à la hanche & aux lombes. Ce mot vient du Grec kolon, qui est un intestin.
COLIQUE, se dit aussi d'un os de poisson qu'on enchasse en or ou argent, & qu'on pend au cou des enfants sujets à la colique.
COLIQUE
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- Written by: Antoine Furetière
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