s. f. Linge qui couvre les parties honteuses, comme caleçons, bas de chemises. On a fait plusieurs contes de ceux à qui on a avalé les brayes. C'est ce qu'on appelle autrement brague, brages, ou brais, mots Celtiques qui avoient donné le nom à la Gaule Narbonnoise de Gallia Braccata ; & c'estoit une espece de haut-de-chausse, ou selon d'autres, une espece de sayes courts. Du Cange croit que c'étoit la partie de l'habit qui couvroit les cuisses, comme font nos hauts-de-chausses ; que le mot venoit du Latin bracae, ou braccae, parce qu'elles étoient courtes. Saumaise veut qu'il vienne du Grec brakeis. D'autres croyent qu'il vient de l'Hebreu berec, qui signifie genou, à cause que cet habit va jusqu'aux genoux.
BRAYE, se dit aussi des linges qu'on met au derriere des petits enfans qui ne sont pas nets, pour les changer plus aisément. La nourrice est allée laver les brayes de son enfant.
On dit en Architecture, une fausse-braye, ou basse enceinte, expliquée ailleurs à Fausse-braye.
On a appellé aussi autrefois braye, une espece de bastion, d'où Du Cange dit qu'est venu le mot de fausse-braye. Il l'appelle brachiale.
BRAYE, en termes de Marine, se dit des morceaux de cuir, ou de toile cirée, dont on entoure le pied du mast, ou l'ouverture par où passe la barre du gouvernail, afin d'empêcher que la pluye ou les vagues n'entrent dedans, ou ne tombent à fond de cale.
BRAYE, en termes de Charpenterie, sont des pieces de bois qu'on met sur le paillier d'un moulin à vent pour soûlager les meules.
On dit communément, qu'un homme s'est tiré d'une affaire brayes nettes, quand il en est sorti heureusement, quoy que sa personne ou ses biens courussent fortune.
BRAYE
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- Written by: Antoine Furetière
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